L'Affaire Bad Reichenhall

La page d'un site web traitant de la Waffen SS française
Une photo de la tombe des SS executés
Un extrait de: Mourir à Berlin, Jean Mabire, Librairie Arthème Fayard, 1975
Témoignage du père Maxime Gaume servant à la 2e DB.( témoignage repris par Jean Mabire )

Pour commander l'article de Historia à ce sujet: Fusillés sans jugement

Pour la version complète de cette page:: http://perso.wanadoo.fr/hiag/panzerkorpswaffen10.htm
N'est ici conservé que la partie qui nous intéresse.

.

Le cas Leclerc ou l'éxécution sommaire de SS français.

Des waffen SS Français aux mains de l'armée Leclerc
qui cédera à la vengeance.

Leclerc interrogeant des prisonniers SS français
juste avant leurs éxécutions le 8 mai 1945

Dans les premiers jours du mois de mai 1945, une douzaine de Waffen SS français se rendent en déposant les armes et sans chercher à combattre devant l'armée américaine. Ils sont issus du régiment "Hersche", fatigués ou blessés ils n'en pouvaient de toute façon plus.

Ils sont, avec d'autres prisonniers allemands, internés dans une caserne de Bad reichenall (ancienne caserne des chasseurs de montagne). Le 6 mai 1945, la 2ème DB de Leclerc occupe la ville c'est à se moment là que les SS français décident de s'évader par peur de représailles. Ils sont finalement capturés dans un petit bois et encerclés par deux compagnies françaises puis placés sous surveillance où ils seront par la suite questionnés par Leclerc (les photos en sont la preuve). Jugeant leur attitude insolente, le général décide de les faire fusillé sans aucun jugement !

L'éxécution aura lieu, par trois groupes de quatre hommes le 8 mai 1945 (!). Les prisonniers sont conduits à Karlstein ou plus exactement au lieu-dit Kugbach ou Kugelbach, là ils apprendront qu'ils devront être éxécuté dans le dos ce que les SS refusent.

C'est un lieutenant plutôt affolé et en désaccord avec l'ordre qui doit commandé l'éxécution. Les Waffen SS français s'écroulent par groupe de quatre l'un après l'autre sous les balles aux cris de "vive la France !" (note : les autres groupes pouvaient ainsi voir la mort de leurs camarades avant que ce soit leur tour). Les corps sont laissés sur place conformément aux ordres (!)

Ils seront finalement enterrés sur place

trois jours après par des militaires américains, le nom des fusillés sera porté sur des croix. Le 6 décembre 1948, une enquête est ouverte suite à la demande de la famille d'un fusillé. Le 2 juin 1949, les corps des SS seront transférés dans le cimetière communal de Sankt Zeno, à Bad reichenhall. La tombe commune se trouve dans le "gruppe 11, reihe 3, nr 81 et 82".

Il est à noté que cette histoire est vaguement et briévement abordé dans un film avec Mathieu Kassowitz, l'acteur jouant le rôle du Lieutenant.

 

 

 


http://www.die-kommenden.net/dk/artikel/grossdeutschland_am_galgen/prozesse_in_frankreich.htm



Une photo de la tombe des 13 prisonniers (NTLDR)

1945 fielen bei Bad Reichenhall in Oberbayern dreizehn junge Franzosen, die in der Waffen-SS-Division „Charlemagne“ gegen den Bolschewismus gekämpft hatten, in die Hände der vorrückenden französischen Truppen. General Leclerc besichtigte die jungen Franzosen und ließ sie dann kurzerhand erschießen. Auf dem Friedhof St. Zeno in Bad Reichenhall befindet sich eine Gedenkstätte der ermordeten Franzosen, die noch heute von der Bevölkerung gepflegt wird.

Paul Sérant, Die politischen Säuberungen in Westeuropa am Ende des Zweiten Weltkrieges, Stalling Verlag, Oldenburg - Hamburg o. J., S. 65

 

La version de Jean Mabire.
(Mourir à Berlin, Jean Mabire, Librairie Arthème Fayard, 1975)

-------début de citation-----------

Dans les premiers jours du mois de mai 1945, une douzaine de SS français
se rendent sans combat aux troupes américaines. Certains appartiennent
au régiment Hersche, comme l'Ostuf Krotoff. D'autres sortent des
hôpitaux, comme en témoigne la fiche d'évacuation qu'ils portent sur
leur uniforme. Le lieutenant Briffault, un ancien de la LVF, n'a pas
servi dans la Waffen SS et s'est retiré avec I'état-major du PPF, sur
les bords du lac de Constance.

Les Américains internent les Français avec des prisonniers allemands
dans la caserne des chasseurs de montagne de Bad Reichenhall.
Le 6 mai 1945, des éléments de la 2e division blindée du général
Leclerc, poursuivant leur avance en Bavière, occupent la petite ville.
En apprenant que leurs gardiens vont être relevés par des gaullistes,
les SS français décident de s'évader. Ils réussissent à franchir la
clôture de la caserne; et parviennent dans un petit bois qui se trouve
à proximité. Mais leur fuite est rapidement découverte. Ils sont
encerclés par deux compagnies de la 2e D.B. et placés sous surveillance.
Contrairement à ce qui a été longtemps affirmé, le général Leclerc vint
s'entretenir en personne avec eux, comme en témoignent Ies photographies
prises par un correspondant de guerre.

Comme il leur reproche d'avoir revêtu l'uniforme allemand, les
prisonniers rétorquent qu'il porte lui-même un uniforme américain. Le
général Leclerc, devant cette « attitude insolente », décide de faire
fusiller les douze SS français.

Il n'y aura aucun jugement d'un tribunal militaire, même improvisé.
L'exécution ne doit laisser aucune trace et certains des fusillés seront
même recherchés plus tard par les autorités judiciaires... Le général
Leclerc accordera seulement aux condamnés l'assistance d'un prêtre
catholique.

L'exécution aura lieu, par trois groupes de quatre hommes, le 8 mai
1945, le jour même de la fin de la guerre, alors que les combats ont
partout cessé en Allemagne.

Dans l'après-midi, les douze prisonniers sont conduits en camion jusqu'à
Karlstein, ou plus exactement au lieu-dit Ruglbach ou Kugelbach. L'une
des victimes a soif mais on refuse de lui donner une goutte d'eau.
Lorsqu'il est annoncé qu'on les fusillera en leur tirant dans le dos,
les prisonniers protestent violemment et demandent le droit de se tenir
en face.

Le père Maxime Gaume, ancien missionnaire au Dahomey et aumônier dans la
division Leclerc, est le seul témoin actuellement connu de l'exécution.
Son témoignage a été communiqué aux familles des victimes identifiées et
reproduit dans le numéro spécial de la revue Historia consacré à la SS
internationale: «Après que la décision eut été prise à I'état-major de
la division de fusiller les prisonniers sans jugement, le père Fouquet,
aumônier divisionnaire, me donna I'ordre d'assister ceux-ci dans leurs
derniers moments. Le jeune lieutenant qui reçut l'ordre de commander le
peloton d'exécution n'appartenait d'ailleurs pas à mon unité et était
complètement affolé d'avoir à exécuter un pareil ordre, se demandant
même s'il n'allait pas refuser d'obéir. II résolut alors de faire au
moins tout ce qui était en son pouvoir pour adoucir les derniers
instants des victimes - et communia même avec eux avant l'exécution. Un
seul refusa les secours de la religion; trois d'entre eux déclarèrent
n'avoir aucun message à faire transmettre à leur famille. La fusillade
se fit en trois fois: par groupe de quatre, de sorte que les derniers
virent tomber leurs camarades sous leurs yeux. Tous refusèrent d'avoir
les yeux bandés et tombèrent bravement aux cris de « Vive Ia France».
Conformément aux instructions reçues, je laissai les corps sur place.
Les corps demeureront sur le terrain et seront enterrés seulement trois
jours plus tard par des soldats américains. C'est alors que les noms des
fusillés sont inscrits sur des croix de bois qui disparaîtront par la
suite.

Les habitants d'une ferme située à proximité se rappellent très bien de
I'affaire mais ils ne pourront donner aucun renseignement précis: ils
avaient bien compris ce qui se passait lorsqu'ils remarquèrent les
préparatifs, mais ils se cachèrent ensuite, ne voulant pas être témoins
d'une affaire dont ils redoutaient les suites désagréables.

Le 6 décembre 1948, une enquête est cependant entreprise, à la demande
de la famille d'un des fusillés.

Mais elle ne donne encore aucune précision en ce qui concerne la capture
et l'attitude des victimes, ainsi que les circonstances de leur mort.
Enfin, le 2 juin 1949, on exhumera les cadavres de la clairière de
Karlstein. Ils seront alors placés dans le cimetière communal de Sankt
Zeno, à Bad Reichenhall. La tombe commune se trouve encore là
aujourd'hui, exactement dans « Gruppe 11, Reihe (rangée) 3, n° 81 et 82».

-------fin de citation-----------

Témoignage du père Maxime Gaume
servant à la 2e DB, qui avait été désigné pour assister les condamnés :

----début de citation----

"Après que la décision eut été prise à l'état-major de la division de
fusiller les prisonniers sans jugement, le père Fouquet, aumônier
divisionnaire, me donna l'ordre d'assister ceux-ci dans leurs derniers
moments.

"Le jeune lieutenant qui reçut l'ordre de commander le peloton
d'exécution n'appartenait pas d'ailleurs à mon unité et était
complètement affolé d'avoir à exécuter un pareil ordre, se demandant
même s'il n'allait pas refuser d'obéir.

"Il résolut alors de faire au moins tout ce qui était en son pouvoir
pour adoucir les derniers instants des victimes et communia même avec
eux avant l'exécution."

"Les onze hommes avaient été amenés en camion de Bad Reichenhall où se
trouvait l'E.M. de la 2e DB, jusqu'à Karlstein. Un seul refusa les
secours de la religion ; trois d'entre eux déclarèrent n'avoir aucun
message à faire transmettre à leur famille."

"La fusillade se fit en trois fois : par groupe de quatre, de sorte que
les derniers virent tomber leurs camarades sous leurs yeux. Tous
refusèrent d'avoir les yeux bandés et tombèrent bravement aux cris de "Vive la France".

"Parmi les quatre derniers se trouvaient le lieutenant Briffaut et,
probablemant le soldat Payras. Conformément aux instructions reçues, je
laissai les corps sur place, mais je m'adressai à des soldats américains
cantonnés dans les environs, leur recommandant d'enterrer les corps, ce
qui fut fait quelques jours plus tard."

---fin de citation---

L'article de Historia: Fusillés sans jugement
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